C’est bien entendu à ce stade que la complexité de l’ensemble sera maximale. Toutefois, conceptuellement ce n’est pas la mer à boire. Maintenant que les trois démonstrateurs sont validés, la métamorphose reste facile à opérer. Il suffit de débrancher les lignes filaires entre les trois unités et d’intercaler les transmetteurs Bluetooth sans oublier de brancher D4, D7, D10 et D12 sur les sorties STATE des quatre modules. Dans ce but, il faut disposer de quatre circuits HC-05 fonctionnant par paires. Dans chaque couple il faut un module Maître et un module Esclave, avoir un même mot de passe, un format UART identique et une adresse de l’Esclave correctement définie. Tout ça n’est pas nouveau, d’autant plus que l’un des couples est déjà opérationnel.
Pour mémoire, la Fig.66 résume les paramètres importants qui assurent l’appairage de deux unités. Comme j’ai rencontré quelques incongruités, je vous invite fortement à consulter l’encadré de la page 36. Le document PROGRAMMATEUR de BLUETOOTH.pdf était terminé, quand reprenant le cours de ce didacticiel il m’est venu à l’idée d’ajouter l’option ‘L‘ au programmateur. Il n’était plus question d’insérer un chapitre complémentaire qui m’aurait obligé à revoir entièrement la mise en page de tout ce qui suit. Aussi, quitte à perturber la logique de rédaction linéaire du tutoriel je me suis autorisé à insérer ces propos dans ce document et vous prie de m’en excuser. Pour surmonter les petits aléas constatés, il a fallu insérer et déplacer les modules Bluetooth un très grand nombre de fois sur les connecteurs. C’est dans ce type de situation que le programmateur est incontournable.


Pour mémoire, transmettre les données par radio conduit à passer de la Fig.62 à la Fig.68 les paramètres du couple A et du couple B étant résumés dans le tableau de la Fig.69 ci-dessous.

Dans une telle chaîne de transmission, le maillon faible réside éventuellement dans une faible vitesse de transmission pour l’échange les données. Les formats dans cette application ont été choisis avec une vitesse « lente » pour privilégier la fiabilité et l’immunité aux parasites hertziens. En toute logique, on devrait commencer par les vitesses les plus élevées. Puis diminuer la fréquence jusqu’à obtenir la meilleure fiabilité en fonction de la distance d’éloignement des modules. Si le flot des données reste faible, c’est notre cas, on peut choisir de privilégier des vitesses faibles pour optimiser l’immunité aux éventuels parasites. Au début du développement, je me suis « amusé » à initialiser les couples avec des vitesses différentes … quelle galère pour programmer. De loin, la facilité réside dans une homogénéité de cadence sur tous les modules, y compris avec le Moniteur de l’IDE sur les trois démonstrateurs. Libre à vous par la suite de « mixer des vitesses, et de tester des cadences plus rapides.
Il suffit maintenant d’ouvrir les liaisons filaires de la Fig.62 et d’intercaler les deux couples de Bluetooth appairés. Sans changer les programmes d’application, le réseau doit s’activer sans problème. Ne pas oublier sur la sorties TX d’Arduino d’intercaler les diviseurs de tension 1kΩ /2,2kΩ. Si l’on ne se trompe pas dans le câblage, le réseau démarre immédiatement. Il faut toutefois penser à prendre en compte les sorties STATE sur les quatre éléments. Pour faciliter le travail d’intercalage des unités Bluetooth, le tableau de la Fig.70 résume les branchements à assurer entre les diverses unités. Si le réseau ne démarre pas spontanément en mode infini, faire un RESET sur l’unité Esclave, complété éventuellement de l’action similaire sur l’unité Maître.
Victoire, nous sommes parvenus à faire fonctionner un réseau chaîné de type Maître / Esclave en mode alternat qui dialogue allègrement. Pour ma part, je l’ai laissé fonctionner en mode boucle infinie durant 26H et 11 minutes. Actuellement il continue à ronronner et a déjà « causé » la bagatelle du plus de 116625 alternats. (Soit ≈3,24/S) Le 2,4GHz c’est vraiment fiable. Riche de nos expériences passées, on peut envisager de passer à un réseau en anneau. Mais tous ces fils empêchent d’éloigner facilement les modules les uns des autres. On peut déjà utiliser le PROGRAMMATEUR à la place du module Esclave en y téléchargeant P16. Pour l’unité intercalaire, sachant que dans le chapitre suivant on va aborder le chapitre des réseaux en anneaux et qu’il sera utile de pouvoir déplacer les modules à convenance … j’ai Kkkrrraaaakkkkééééé ! J’ai dans un premier temps pensé à faire un deuxième module comme celui du PROGRAMMATEUR mais modifié pour pouvoir utiliser TX et RX. Et puis, au final, j’ai opté pour un circuit imprimé qui serait totalement UNIVERSEL sur lequel la totalité des broches d’Arduino resteraient disponibles tout en pouvant y placer deux HC-05. Le circuit en question décrit dans PLATINE D’expérimentation UNIVERSELLE.pdf.
La suite est ICI.



