Très populaire, mon choix s’est porté sur le capteur atmosphérique MQ135 car c’est l’un des moins couteux, raison pour laquelle probablement il semble très utilisés par les informaticiens de loisir autant sur Raspberry Pi que sur Arduino. Bien que réticent à indiquer des fournisseurs pour des raisons déontologique, je sais par expérience que certaines lectrices ou lecteurs peuvent rencontrer des difficultés pour trouver des liens en télé-achat. Aussi, ne faites appel au lien suivant que si vraiment vous ne trouvez pas mieux :
https://www.amazon.fr/gp/product/B07CNNKQ5R/ref=ppx_yo_dt_b_asin_title_o01_s00?ie=UTF8&psc=1
La Fig.3 donne le brochage de cette référence, mais ATTENTION : Bien d’autres produits totalement similaires et compatibles existent, tout en ayant un brochage légèrement différent. Aussi lors du branchement veillez à bien respecter les indications de la sérigraphie du produit que vous avez approvisionné.
Le corps d’épreuve est composé d’un morceau de dioxyde d’étain chauffé (Dopé avec d’autres substances) qui change de résistance ohmique lorsqu’il réagit avec le gaz ambiant. (Sa température accélère la réaction chimique). Étudié pour mesurer principalement la quantité de gaz carbonique CO2 présent dans l’atmosphère locale, il reste toutefois un peu sensible à l’ammoniac (NH3), au NOx, à l’alcool, au benzène et aux fumées. Le résultat fournit la somme de ces composants en PPM. (PPM : Parties Par Million) Contrairement à des capteurs bien plus onéreux tel que le MQ811 par exemple qui est sélectif et donne les valeurs pour chaque élément, ici nous avons leur somme. Tous ces composants atmosphériques influencent de façon pratiquement analogue le capteur et viennent « parasiter » le résultat. Il se trouve que mis un peu à part le CO2, les autres éléments sont fortement nocifs pour notre santé. Aussi, lorsque le CO2 avoisine 400 PPM en moyenne, les autres pollutions restent comprises généralement entre 1 PPM et 3 PPM. Aussi, dans une atmosphère normale, le capteur détectera principalement du CO2 et avec un calibrage initial, (Voir le chapitre 6) nous pouvons l’utiliser à la place d’une référence bien plus couteuse en ignorant la présence deux autres perturbateurs.
Comme ce type de capteur est relativement sensible à la température, pour minimiser l’influence de cette dernière le MQ135 est chauffé. (Il est nettement moins perturbé par les variations du pourcentage d’humidité et en prenant une valeur moyenne on peut ne pas avoir à la mesurer.) Dans la notice descriptive il est précisé qu’avant de pouvoir effectuer des mesures fiables, il faut attendre 24H pour atteindre la stabilité thermique du capteur. Dans la pratique, on constate qu’une à deux heures sont largement suffisantes pour stabiliser la température à l’intérieur de la petite enceinte grillagée.

Cette particularité interdit d’en envisager une version autonome avec accumulateur rechargeable ou petite pile de 9Vcc. Pour une telle réalisation un capteur bien plus onéreux s’impose.
Dans cette application, la broche Aout est ignorée. La LED verte ne s’illumine que lorsque le résultat des mesures est cohérent. Par ailleurs, pour mesurer la valeur de la résistance du corps d’épreuve, on mesure la tension à ces bornes. Il est évident qu’elle sera influencée par la valeur réelle du +5Vcc issu dans notre cas d’un adaptateur USB. De ce fait, il faudra admettre une petite imprécision d’un module à un autre. Enfin, des parasites pouvant se trouver en sortie d’un tel petit bloc secteur, on devra effectuer plusieurs mesures et en faire la moyenne pour minimiser l’influence de ces perturbations potentiellement présentes dans tous les produits du commerce.
La suite est ici.