14) Le programme d’exploitation de l’appareil autonome version n°3.

Avec le logiciel d’exploitation du petit appareil P11_Exploitation_pour_V3.ino on débute dans ces expérimentations l’étude des systèmes qui visualisent des résultats sous forme numérique. Règle absolue taillée dans le marbre : Un système à affichage numérique n’indique au mieux la valeur visualisée avec obligatoirement une unité en trop ou en « pas assez » si l’entité concernée n’est pas par nature un entier mais un réel. Par exemple un compteur de passage de piétons sur un trottoir sera strictement égal au nombre de personnes qui auront franchi la barrière électronique. La Fig.64 représente le cas d’un cinémomètre de surveillance routière. Il est évident que dans les deux cas la vitesse réelle est la même puisque la cible est la belle voiture automobile de Nulentout. Chaque appareil de mesure quel qu’il soit présente une résolution fonction de sa technologie. Dans l’exemple de la Fig.64 les deux entités ont une résolution de quatre chiffres significatifs. Sur le véhicule, la vitesse mesurée est obtenue à partir de la rotation d’une roue motrice. Dans cet exemple, les pneumatiques sont neufs et au diamètre maximal. La vitesse est donc sous-évaluée. Une fois arrondie, la valeur affichée est de 5km/H inférieure à la réalité. Le cinémomètre quand à lui n’est pas absolu non plus. Entre son imprécision et le fait que son positionnement n’est pas strictement identique d’une fois sur l’autre sur le terrain, après arrondi la vitesse indiquée est surévaluée de 1km/H. On constate qu’entre les deux lectures, l’écart constaté est de 6km/H et surtout il ne faut pas croire que dans la réalité les rapports seront bien meilleurs. À titre d’exercice, entre le diamètre d’un pneumatique neuf et celui qui est à la limite d’avoir à être changé, calculez le pourcentage de variation dans la mesure qui en résulte. C’est la raison pour laquelle, toute mesure numérique doit faire l’objet d’une pondération. Contrairement à ce que laissent parfois entendre les services de gendarmerie ou gouvernementaux, ce n’est pas un cadeau ! Du reste un certain ministre qui pour le taux d’alcoolémie voulait imposer la TOLÉRANCE ZÉRO n’avait rien compris au numérique et à mon sens ne méritait pas sa place dans le gouvernement.

Fluctuat nec mergitur !

Notre appareil de mesure du CO2 est de type numérique et n’échappe pas à la règle absolue de l’affichage à plus ou moins une unité compte tenu de l’arrondi sur les décimales. Pour nous en rendre compte, afficher les valeurs sur la ligne série du Moniteur de l’IDE. En observant les grandeurs, surtout si l’une des valeurs mesurée s’approche de nn,5 on constatera un changement régulier d’une unité sur l’affichage pour HYD et TMP. Pour les valeurs du CO2 les changements sont plus fréquents. Aussi, pour éviter des fluctuations trop fréquentes sur l’affichage du taux de CO2, durant une minute on effectue les mesures. Puis, toutes les 60 secondes on visualise leur moyenne. Pour la température et l’hygrométrie par contre la valeur est mise à jour à chaque « battement de cÅ“ur » du système. En effet, leurs variations de grandeurs ne sont malgré tout pas fréquentes, sans compter le fait que c’est le taux de CO2 qui sera montré par défaut.

La période de chauffage.

Pour la mise sous tension ou lors d’un RESET, deux comportements sont envisageables. Durant toute la période de préchauffage du capteur de CO2 que l’on choisit de quatre heures, pour prévenir l’opérateur que les mesures ne sont pas fiables on affiche le texte de la Fig.65 qui sur quatre caractères présente un mnémonique pour le mot CHAUFFE. Toutefois, l’opérateur peut préférer n’afficher ce texte que durant environ une minute. C’est le minimal envisageable car il faut soixante mesures pour effectuer une moyenne. (La valeur mesurée à chaque seconde n’est indiquée à cette cadence que sur le Moniteur de l’IDE.) C’est cette deuxième approche qui est privilégiée dans le listage du programme d’exploitation P11_Exploitation_pour_V3.ino car la constante CHFE_4H dans les déclarations est initialisée à false. Vous avez compris que si vous préférez l’affichage de CHFE durant les quatre heures l’instruction repérée par le @@@@@@@@@@@@@@@@@ en tête de listage devient #define CHFE_4H true. Quelle que soit l’option programmée, de toute façon l’opérateur sera informé que le capteur n’est pas stabilisé thermiquement car la LED rouge reste alors illuminée en permanence. Ce n’est que quatre heures après un RESET qu’elle se met à clignoter.

Durant le fonctionnement, un clic court sur le B.P. fait changer la nature du thème affiché sur le SH5461HS. Un clic long pour sa part valide ou suspend le TIC/TAC de la boucle de base. Comme pour les autres versions, si sur RESET on clique jusqu’à entendre le son grave d’activation du B.P, le système passe alors en Mode TEST. L’affichage sur le Moniteur de l’IDE est alors rapide sauf si on dépasse le taux de CO2 de 599. L’affichage de ce dernier est alors comme pour les versions précédentes prioritaire et n’est cadencé que toutes les secondes. On ne peut changer de thème visualisé que lorsque le taux de CO2 redescend en dessous de 600. Pour signaler à l’opérateur que le Mode TEST est actif et que ce sont les valeurs simulées qui sont présentées à l’écran, la LED Blanche est allumée en permanence comme c’était le cas pour la version n°2 de l’appareil. Nous pouvons soit concrétiser cette version de l’appareil de mesure et la loger dans un beau petit boitier, soit envisager la version n°4 et continuer les expérimentations …

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