Élémentaire est un euphémisme, puisque au total il suffit de disposer d’un capteur MQ135, d’une carte Arduino NANO et de trois fils pour le brancher comme la Fig.4 le démontre. Difficile de faire moins ! A oui, il faut en outre téléverser le petit skech P00_Test_sans_library.ino qui est préservé dans le dossier <Programmes Arduino>. Si l’on désire se passer de la présence d’une bibliothèque dédiée, nous n’avons pas d’autre solution que de développer en local nos propres procédures de servitude. Autant préciser que pour le MQ135 ce n’est pas élémentaire du tout, car il faut compenser la non linéarité de comportement du capteur, tenir compte de la température et de l’Hygrométrie …
Bref, un travail informatique qui nous prendrait des jours et des jours. Aussi, ce petit programme n’est pas du tout agencé pour l’exploitation et ne délivre aucune valeur concernant la pollution. Il n’est prévu que pour tester très rapidement le bon fonctionnement du MQ135 approvisionné. On branche les trois fils sur le capteur, on téléverse P00_Test_sans_library.ino et on valide le moniteur de L’IDE. (Pensez à imposer la valeur de 115200 Baud ou corriger celle de Serial.begin(115200); dans le programme.)
La copie d’écran proposée en Fig.5 est représentative des valeurs obtenus sur l’écran du moniteur sous trois conditions différentes. En A des valeurs de l’ordre du demi-volt : Le capteur fournit des grandeurs correspondant à un fonctionnement normal. Non seulement
sa LED rouge de présence énergie est allumée, mais surtout la LED verte qui traduit ce type d’état attendu. Ces données ne seront fiables que si le capteur a été étalonné correctement, (La procédure sera indiquée dans un autre chapitre.) et de plus qu’il soit stabilisé en température, c’est à dire sous tension depuis plus de deux heures environ. En B le +5Vcc a été coupé. La tension est nulle, et les deux LEDs sont éteintes. Le petit module électronique dispose d’un potentiomètre d’ajustement. Il doit être tourné pour obtenir des valeurs cohérentes. Si son réglage n’est pas correct, la tension en sortie se met brusquement à dépasser en C les 4,5V et la LED verte s’éteint. Dans un premier temps, tourner le curseur jusqu’à allumer la LED verte, le capteur sera ainsi disponible pour des programmes plus élaborés.
Principe de la mesure de pollution sur le MQ135.
D’une façon générale, la majorité des composants électriques voit la résistance interne augmenter avec la température de l’élément considéré. Par exemple, le filament des anciennes ampoules d’éclairage présentait une impédance faible à froid. Quand on allumait la lumière, durant un court instant il y avait un pic de consommation de courant. Puis, chauffé par le passage du courant électrique à une température de plus de 900°C, la consommation devenait infiniment plus faible. Il existe bien des composants à Coefficient Négatif de Température, mais ce sont des cas très particuliers. Considérons la Fig.6 sur laquelle le capteur C et la résistance R1 forment un pont diviseur dont on mesurera la tension U par A2. C’est cette tension U qui est représentative du pourcentage de CO2 dans l’AIR ambiant. Pour minimiser l’influence des variations thermiques de l’atmosphère, on chauffe à une température bien plus élevée que cette dernière le corps d’épreuve C au moyen d’une « résistance de puissance » R2. C’est cette dernière qui engloutit une grosse part des 150mA du MQ135, l’électronique consommant pratiquement rien.
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