06) Étalonnage du capteur installé sur l’application.

Abordé dans les chapitres précédents, nous savons qu’il faut attendre minimum une à deux heures de chauffage du capteur avant d’espérer des mesures fiables de CO2. Ce délai est suffisant pour l’utilisation de l’appareil expérimental. Toutefois, pour un calibrage il faut rechercher une précision maximale. On attendra donc 24H après la mise sous tension avant de procéder à l’initialisation de la constante de correction. Ce protocole est donné en exemple pour le démonstrateur P3, il sera strictement identique pour n’importe quelle version, et en particulier la version « de luxe ».

Protocole d’initialisation de la valeur propre au capteur.

L’information indispensable dont nous avons besoin est le taux normal de CO2 dans l’atmosphère. Elle est disponible dans diverses sources issues de laboratoires spécialisés. Par exemple, on la trouve sur https://gml.noaa.gov/ccgg/trends/global.html en validant l’onglet A puis la localisation Global on obtient l’information utile en B. Elle indique la Moyenne Globale Mensuelle. Dans le programme nous avons la donnée const float Etalonnage = 1; qui volontairement n’effectue aucune correction. Supposons qu’en activant le programme nous obtenons PPM corrigée : 142 valeur stable. On oublie les décimales qui ne présentent strictement aucun intérêt pour nous. La correction à effectuer vaut : 420 / 142 = 2.9577
C’est cette valeur qu’il faut introduire dans le programme : const float Etalonnage = 2.9577;
ATTENTION : Cette manipulation doit se faire dans un environnement « propre ». Pour ma part j’habite à la campagne dans le Lot qui ne dispose pratiquement pas d’industries, dans une petite commune perdue dans les noyers et les chênes. Faire ce type de mesure à Paris lors d’un pic de pollution où l’on vous conseille de rester enfermé chez vous ne serait pas très rigoureux. On peut observer sur la Fig.15 qu’après avoir modifié la valeur de la constante de calibration, le résultat affiché pour la mesure de CO2 est nettement plus vraisemblable. On notera en consultant le programme, que la correction est effectuée tout à la fin juste avant d’afficher. Ainsi, la prise en compte de l’hygrométrie et de la température est effective.

Interprétation de cette valeur.

Toute valeur numérique concernant un paramètre qui concerne notre santé doit pouvoir être comprise. Aussi, il nous faut faire appel aux spécialistes qui s’accordent pour définir des fourchettes telles que celles de la Fig.16 qui définissent des plages de dangerosité. D’une façon générale il est fortement conseillé de ne pas s’exposer à des taux de plus de 1000 PPM. Si la valeur frise le zéro, c’est que l’appareil est en panne, que vous n’êtes pas sur Terre, ou alors dans la combinaison d’un astronaute ! Jusqu’à 450 le niveau de CO2 est tout à fait acceptable. À partir de 600 on peut avoir mal de tête et on ressent des odeurs désagréables. Au seuil voisin de 1000 on subit une somnolence générale. Vers les 2500 on commence à observer des effets de mauvaise santé. Au delà de 5000 le temps d’exposition ne doit pas excéder les huit heures, et je vous conseille surtout d’aller « vous mettre au vert » !

La suite est ici.